Propagation

Les indices K et A servent à qualifier l’activité géomagnétique de la terre. Un indice élevé indiquera une activité géomagnétique intense. Une activité élevée entraine de très mauvaises conditions radio HF pouvant aller jusqu’au Silence radio (Black out) provoqué par l’atténuation des ondes radioélectriques dans la couche ionosphèrique. Il permet également dévaluer la qualité de propagation mais aussi le bruit de bande auquel nous allons faire face.

– L’indice K relevé toutes les 3 heures représente l’activité géomagnétique à court terme. Il peut varier de 0 à 9 et se comprend comme suit :

– de 0 à 3 : Conditions meilleures, le champ magnétique est stable, le bruit de bande est faible, bonne propagation.

– de 3 à 5 : Conditions moyennes, activité magnétique faible, la bande HF est affectée par du bruit de bande, la propagation est légèrement dégradée.

– de 5 à 9 : Conditions mauvaises, forte activité magnétique ou orage magnétique, bruit de bande important, mauvaise propagation.

Explication par FAD

Bandes décamétriques :

Normalement une onde radio se propage comme la lumière, en ligne droite, et se trouve arrêtée par les obstacles, montagnes ou immeubles ; cela signifie que le signal ne peut atteindre normalement un correspondant derrière une montagne, ou au-delà de l’horizon.

Cela n’est heureusement pas aussi tranché sur les fréquences décamétriques car le flux solaire lorsqu’il atteint les hautes couches de l’atmosphère ionise les gaz raréfiés qui s’y trouvent, et les rend conducteurs de l’électricité, ce qui leur donne la propriété de réfléchir les ondes radio.

Le signal émis par un radioamateur français, par exemple, va se réfléchir sur ces couches ionisées à plusieurs centaines de kilomètres de l’émetteur et se trouve renvoyé vers le sol qu’il va atteindre bien au-delà de l’horizon. Bien plus il peut alors se réfléchir à nouveau sur le sol et repartir vers le ciel pour un nouveau bond s’il rencontre une nouvelle couche correctement ionisée.

En plusieurs bond il n’est pas rare ainsi de contacter des correspondants sur d’autres continents, jusqu’aux aux antipodes

La propagation sur ces fréquences dépend donc essentiellement de l’activité solaire : quand le soleil passe par ses maximums d’activité (tous les onze ans) la propagation est excellente, elle est plus morne en période de soleil calme. L’alternance d’éclairement jour/nuit ou été/hiver a bien sur aussi son influence.

Bandes métriques

Sur ces fréquences, la réflexion sur les couches ionisées ne fonctionne plus, sauf très rare exception, mais l’onde arrive parfois à dépasser l’horizon grâce à un autre phénomène, celui de la réfraction : l’atmosphère n’est pas homogène en température et en taux d’humidité, or la vitesse de propagation de l’onde radio dépend de ces deux facteurs, et dans certaines conditions d’inhomogénéité, l’onde est légèrement incurvée vers le bas, ce qui lui permet de suivre temporairement la courbure de la terre et d’aller retomber chez un correspondant au-delà de l’horizon, parfois à 1000 km de distance.

C’est exactement le même phénomène que pour les mirages dans le désert ou le sol surchauffé crée cette inhomogénéité et rabat des images vers le sol.

Cette propagation est appelée propagation troposphérique.

Bandes centimétriques et millimétriques

Le phénomène de réflexion ionosphérique n’existe pas sur ces fréquences, seule la réfraction précédente permet d’y dépasser la ligne d’horizon ; en outre, tout obstacle arrête l’onde, même un feuillage d’arbre.